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 Mal être des collectionneurs de véhicules anciens

On se souvient que le décret de fin 2005 (1) avait établi toute une procédure pour permettre aux collectionneurs de véhicules anciens de la 2ème catégorie de les collectionner.
Notamment, un système d’autorisation pour les acquérir et la neutralisation des armes ou supports d’armes etc...
Jusqu’alors, personne ne voyait de mal à ce que des privés sauvent a leurs frais des véhicules militaires voués à la feraille. Bien au contraire, l’administration et les anciens combattants, les voyaient d’un bon oeil lorsque lors de commémorations, ils mettaient un peu de couleur et d’ambiance.

 Trop de loi, tue la loi !

 Seulement voila, le texte a introduit de manière disporportionnée, des notions sécuritaires draconniennes.
- Le canon d’un char doit être obligatoirement neutralisé, même s’il s’agit d’un Renault FT 1917.
- Pour aller défiler en dehors de l’exagone, il faut une autorisation des douanes, identique à celle délivrée pour le matériel moderne.
- L’administration peut à tout moment retirer l’autorisation de détention ou d’exportation, sans indemnité, cela sans être astreinte à donner des explications : véritable ”fait du prince”.
- Impossibilité de vendre à l’étranger ces matériels anciens.
- Fichage (2) des collectionneurs demandant des autorisations de détention ou de franchissement des frontières.

 Les collectionneurs réagissent

 Las des promesses faites par l’administration, la F.P.V.A. (3) vient d’entamer une campagne auprès des sénateurs à l’occasion d’un projet de loi concernent les intermédiaires d’achat et de vente d’armement. Ce projet ne nous concerne pas à priori, mais comme il modifie le code de la Défense, il serait indispensable que la notion de patrimoine soit inscrite dans la loi. Il permet le dépôt d’amendements susceptibles de bénéficier aux collectionneurs de matériels anciens d’origine militaire.
Il est nécessaire de rappeler dans la loi qu’en démocratie, le principe essentiel est que la liberté est la règle et la restriction de police l’exception. Il faut donc inscrire dans le “marbre de la loi” le principe de préservation du patrimoine et la conservation de matériel présentant un intérêt historique, technique, industriel ou culturel indéniable

 Un classement qui respecte !

 Ainsi les matériels anciens ou obsolètes seraient classés en 8ème catégorie ou seraient totalement exclus de la réglementation des armes, comme tout autre véhicule. Il faut sortir de l’absurdité que ce classement en 2ème catégorie de tout véhicule transporteur d’armes ne fait que ce soit l’affut d’un canon de gribeauval (alors que son tube bronze est bien classé en 8ème catégorie) qu’un galion de la belle époque. Ubu devrait être bien mort !

 (1) décret 2005-1463 du 23 novembre 2005,
(2) au STIC et au JUDEX,
(3) Fédération des collectionneurs pour la sauvegarde du Patrimoine et la préservation des Véhicules, équipements ou Armes historiques Aérodrome AJBS de Cerny, La Ferté Alais, 91590 CERNY,
(4) Projet n°323 (2006-2007) déposé au bureau du Sénat le 5 juin dernier.

 

 

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